Les tas de fringues disséminés de pars et d'autres de la pièce, les piles de bouquins couverts de poussière posé ça et là au grès des humeurs, ces cendriers remplis, les bières vides,etc. Non ce n'est pas chez moi...
Une tour en plein centre d'une clairière enneigée, entourée par une forêt de pins et de chênes s'étendant à perte de vue... Le rêve n'est plus ici, il est certainement là-bas... Il ne fait pas froid, mais la neige ne fondra pas... Certainement que sans m'en rendre compte je bouges les pions d'un immense échéquier dans une partie endiablée contre la Faucheuse... Le vent tiède effleure doucement mon visage et jamais il ne sera plus fort... Autrefois on disait construire le monde brique après brique, aujourd'hui on le détruit brique après brique... Le lierre remonte gracieusement sur les murs de pierres de la tour, elle semble vacillé, mais ne pourra jamais s'écrouler... Fumer tue... Accompagné par le bruit de mes pieds s'enfonçant dans la neige, j'approche d'une porte, une lourde de porte en chêne massif, gravée de motifs celtiques entourant une tête de cerf... La réalité nous rattrape, je prie pour que je sois plus rapide... Un entrelacs de serpents d'acier en forme la poignée et quand j'oserais la tourner alors je serais chez moi.
NB: Je crois que j'ai trouvé
